Ressource · Téléchargement gratuit
Lancement · Leadership Advocacy

La checklist pour lancer un programme de leadership advocacy qui tient.

Trois temps : ce qu'il faut décider avant d'écrire la moindre ligne, ce qu'il faut installer formellement, et ce qu'il faut sentir : les signaux humains qui font qu'un dirigeant tient douze mois, ou abandonne au troisième. Cochez ce qui est vrai aujourd'hui.

21
Points · 3 temps
01
Le stratégique À trancher avant d'écrire une ligne
Direction générale & dirigeant · semaines 1–3
Le pourquoi du dirigeantPas le pourquoi de l'entreprise. Sa conviction propre, celle qu'il défendrait même seul. Sans elle, tout sonnera faux.
Le territoire d'autoritéLes deux ou trois sujets sur lesquels il est légitime. Le reste se taira. Mieux vaut profond que large.
L'angle distinctifCe qui le sépare des autres dirigeants du secteur. Une posture interchangeable ne vaut pas la peine d'être publiée.
Le mandat businessÀ quoi sert ce programme : réputation, recrutement, attractivité, défense d'une position. Nommé par écrit.
Le seuil d'échecLa condition objective qui, à 12 mois, fera dire « ça n'a pas marché ». Décidée avant de commencer.
L'engagement de tempsLe temps hebdomadaire réel que le dirigeant s'engage à donner. Surestimé = mort à trois mois.
02
Le formel À installer noir sur blanc, signé
Dircom, juridique, RH · semaines 3–6
La ligne éditoriale écriteDocument court, validé par le dirigeant. Territoires, ton, sujets interdits. Un cadre court, validé une fois.
Le pacte de ghostwritingQui écrit, qui valide, sous quel délai, avec quelle confidentialité. Signé des deux côtés.
Les droits de regardJuridique, RH, com. financière : qui voit quoi, quand. Posés avant, jamais en urgence.
Le protocole de criseQui décide en moins de 2 h si un post dérape. La ligne de réponse à la critique, écrite à froid.
Le rythme cibleCadence tenable sur 12 mois. Régulier bat intense.
Le reporting confidentielTableau de bord mensuel, accès restreint. Influence utile, ce que le dirigeant veut voir.
La banque de preuvesDonnées, anecdotes, cas, citations autorisées. Sans preuve, pas de post : la règle qui protège la voix.
Le rituel de productionBrief, écriture, validation, publication. Un créneau fixe dans l'agenda du dirigeant.
03
L'informel Ce qui ne se signe pas et décide de tout
Au ressenti · pendant toute la durée
La voix reconnaissablesignal +Un proche lit un post sans signature et reconnaît le dirigeant. C'est gagné.
Le confort du désaccordsignal +Le dirigeant ose un avis qui peut déplaire. La prudence absolue est un échec déguisé.
L'appropriationsignal +Il propose des sujets, corrige les brouillons, s'agace d'un mot faux. Il a pris le programme à son compte.
La fatigue silencieusesignal −Les validations traînent, les créneaux sautent. Le signal d'abandon arrive avant l'arrêt officiel.
Le regard des pairssignal +D'autres dirigeants commentent, citent, sollicitent. La voix existe hors de l'entreprise.
L'effet d'entraînementsignal +D'autres membres du Comex demandent à s'y mettre. Le programme devient désirable, plus imposé.
La gêne sur un sujetsignal −Personne ne veut traiter un thème pourtant central. La ligne est mal cadrée, ou le risque mal arbitré.
Règle de lancement
Une voix qui tient douze mois.
Un programme de leadership advocacy ne se lance pas, il s'installe. Le stratégique se décide en haut, le formel se signe, mais c'est l'informel qui dure. Un dirigeant tient parce qu'il y croit et qu'il s'y reconnaît. Le calendrier vient ensuite. Tout ce qui se mesure se prépare ; tout ce qui dure se ressent.
3 temps,
une voix.